Le Vélo Utilitaire.

 

Le vélo se pratique de multiples manières.

Pour dévaler des pentes hors pistes.

Pour faire du sport.

Ou de la compétition.

Pour rouler dans la forêt.

Etc…

 

Dans cet article, je souhaite aborder la pratique du vélo dans sa forme « utilitaire ».

C'est-à-dire pour se déplacer dans la vie quotidienne.

Pour se rendre sur son lieu de travail, faire ses courses, visiter ses amis, partir en escapade ou se rendre sur un spot de loisir.

Soit, en complément de la marche, une douce alternative à la bagnole.

 

Je pense que le VTC (vélo tous chemins) constitue un excellent choix de vélo utilitaire.

Parce qu’il est polyvalent.

Tenant à la fois du vélo de ville, de celui de route et du VTT (vélo tous terrains), il est à l’aise en ville, à la campagne, en montagne.

Estampillé « tous chemins », il avale le bitume comme les pistes campagnardes ou forestières.

Endurant, il saura encaisser les chocs dus aux surfaces mal pavées.

Il s’associe facilement aux transports collectifs.

De plus, il est confortable et facile à équiper avec les accessoires nécessaires à un usage utilitaire.

Le VTC moderne sait aussi être léger.

 

Comment acheter un vélo ?

D’abord consulter un professionnel et lui expliquer l’usage que vous prévoyez pour votre engin.

Le (bon) professionnel saura vous indiquer la juste taille du cadre.

Cette donnée est essentielle, elle est un facteur décisif de l’adaptation du vélo à votre morphologie.

Votre confort et votre efficience en dépendront.

 

Cette quête de confort et d’efficience me fait opter pour le choix d’une potence réglable.

La potence est la pièce qui relie le cadre au guidon (on dit souvent le cintre).

Réglable, elle permet de choisir l’inclinaison du buste.

Une position du buste plutôt verticale est moins aérodynamique que la position plutôt horizontale (celle des coureurs du Tour du France), mais vraiment plus confortable !

Nous ne recherchons pas d’abord la performance mais le plaisir.

 

Toujours dans le domaine du confort, il vous faudra choisir une selle de qualité, avec du gel, du gel et encore du gel.

 

Des pédales métalliques apporteront une bonne adhérence à vos pieds et donc une meilleure efficacité.

Pour celles et ceux qui souhaitent un rendement optimal du pédalage, équiper le VTC de pédales de type SPD est tout indiqué.

Ainsi toute l’énergie déployée sera consacrée à la propulsion et il deviendra possible de “tirer”, c’est à dire de relever la pédale d’une jambe pendant que l’autre appuie sur la pédale opposée.

Efficacité garantie pour accélérer, relancer, passer sans fléchir un raidillon.

Ces pédales possèdent deux faces : l’une est lisse pour un usage standard et l’autre avec une cale qui permet d’accrocher la chaussure (ou la sandale) spécifique.

Quelles que soient les pédales employées il importe de bien faire tourner les jambes.

80 à 100 tours par minute.

Au début cela peut sembler fastidieux voire fatigant, surtout pour les filles.

Très rapidement on ne peut plus s’en passer.

Et l’on peut alors pédaler plus longtemps en fatigant moins.

 

Une fourche et une selle avec amortisseurs augmenteront un peu le poids de votre engin mais votre corps vous remerciera d’un tel choix.

 

Un autre point important : les pneumatiques.

Le professionnel que vous aurez consulté vous indiquera le modèle vraiment adapté à votre pratique.

Pour rouler efficacement et confortablement.

 

Les freins peuvent être à patins ou à disques.

Je considère que les freins à disques chargent inutilement le poids et le coût de votre vélo.

Les freins à patins (Vbrake) sont aussi plus simples que ceux à disques.

Les freins à patins modernes sont suffisants, même si le vélo est très chargé, à condition d’utiliser des leviers de commandes et des patins de qualité.

 

Encore deux aspects à prendre en considération : la transmission et l’éclairage.

La transmission comprend la chaîne, les développements (vitesses) et les dérailleurs.

Pour un VTC je ne vois rien de particulier à dire concernant la chaîne.

Les développements classiques mettent en oeuvre 27 vitesses : 3 plateaux à l’avant et 9 pignons à l’arrière.

Encore une fois, le professionnel vous conseillera utilement après avoir écouté vos attentes.

Les dérailleurs doivent fonctionner parfaitement.

Le plaisir de rouler en découle.

Une fois réglés ils ne doivent pas nécessiter d’interventions fréquentes.

Demandez donc à votre fournisseur du matériel de qualité nécessaire et suffisante pour répondre à cet impératif.

 

Trois dispositifs assurent l’éclairage avant et arrière de notre vélo.

A piles ou accus rechargeables, à dynamo entraînée par un pneu, à dynamo dans le moyeu avant.

Si vous roulez beaucoup de nuit, la dynamo dans le moyeu me semble le bon choix.

Sinon, les accus rechargeables ont ma préférence.

 

Votre vélo demande un minimum d’entretien.

Essentiellement un graissage régulier du système de transmission.

Préférez les lubrifiants “bio”, c’est mieux pour la planète.

De temps à autre vous aurez à (faire) remplacer les patins de freins, lubrifier les câbles de freins et de dérailleurs, recharger les accus de votre éclairage si vous avez choisi cette source d’énergie.

Vous maintiendrez vos pneumatiques gonflés à toc, ça roule mieux ainsi.

 

Votre fournisseur est un acteur clé de votre pratique.

Il doit pouvoir vous apporter de bons conseils lors de l’achat initial.

Il doit pouvoir vous fournir des accessoires en parfaite adéquation avec votre pratique.

Il doit pouvoir vous dépanner en cas de besoin.

En échange de votre argent, il vous procurera du matériel dédié au plaisir de pédaler.

 

Un bon vélo dure longtemps, peut-être toute une vie.

Je pense que l’acquisition d’un vélo doit passer par la case qualité.

Qualité du fournisseur, qualité de l’engin.

Le prix s’oublie, la qualité reste.

 

Ceci dit il vaut mieux un vélo de récupération que pas de vélo du tout.

Je rencontre régulièrement des cyclistes parfaitement heureux sur leurs vieux « clous ».

Les Indiens, les Chinois et un tas d’autres se déplacent souvent sur des engins lourds et peu roulants.

Je suis moi-même allé de Strasbourg à Katmandou sur un vélo d’occasion trop petit pour ma taille.

 

A côté du VTC, pour un usage utilitaire, nous pouvons aussi opter pour un vélo pliant ou un vélo couché.

 

Quelque soit le modèle de vélo choisi, il nous offre l’immense bonheur de pédaler.

Pédaler pour se déplacer avec de l’énergie vraiment renouvelable : la mangeaille.

Pédaler pour économiser les coûts exorbitants de la bagnole et du train.

Pédaler pour se maintenir en (grande) forme physique.

Pédaler pour pédaler.

 

H.