Sans Voiture (ou
presque) et Sans Regret
30 janvier
Deux espaces
interactifs ont
remplacé celui intitulé « Le Débat » qui a été mis en ligne le 17
janvier.
22 janvier
J’ai reçu hier un mail du Costa Rica où Oumâ fait escale avant de
poursuivre sa route autour du monde.
Oumâ est le voilier de François et
Véronique.
J’y ai dormi durant le TdF 2008
sans moteur, à Camaret, après le passage du Raz de
Sein sur BFM.
Je souhaite partager et donc publier ici ce texte tant il est
porteur de simplicité pleine de force :
Comment est l'Hiver ?
Je me suis tapé un coup de surf sur ton
site et puisque j'aime ce que ta sensibilité écrit, je t'envoie en attaché des
mots de Georges Orwell(voir
ci-dessous), significatifs d'une alerte à un nouvel ordre mondial.
Et je me dis que oui, il faut se battre,
écrire bien, rayonner. En tous cas il faut rester un guerrier terrestre, marin,
aérien, cosmique, un vrai guerrier. J'aime aussi cette phrase :
Un soldat obéit aux ordres, un Guerrier
se bat pour ses idées. Haaa la claire vision !
Nous sommes, Véronique et moi, à
quelques jours du départ pour le Pacifique Ouest, depuis Golfito, Costa Rica.
Le chemin n'est pas anodin. Depuis quelques temps une idée (brillante) nous
allume la tête. Celle de rencontrer les Indiens de la jungle, partager avec
eux, apprendre. Oumâ a juste suivi la météo, les
petites fortunes de mer, bref, il nous a guidés ici comme un shaman sait le
faire.
Une semaine chez les Guayamis
qui courent leurs territoires sans se préoccuper de frontières, mais
malheureusement ils ne sont plus que 0,3 % de la population de ce pays. Oui, tu
lis bien, 0,3 % !! Ces tribus Indiennes qui furent les civilisations
spirituellement élevées de l'Amérique centrale.
Véronique, qui en est à son mémoire d'herbaliste, n'a pas lâché Luis l'Indien qui nous
décortiquait les plantes médicinales de la forêt. Et moi, me prenant peut-être
pour Carlos Castaneda, j'ai sauté dans un ravin ! Je
ne me suis pas transmuté en boule lumineuse comme l'a initié Don Juan Matus, mais mon genou lui, oui, en grosse boule
douloureuse.
J'en ai profité pour revenir à cheval
tel le chef Cerf Boiteux !
On dormait dans les hamacs chez Paolo et
Luisa, des Italiens ayant bâti leur case au paradis sur un promontoire dominant
le Pacifique, accessible par grandes marées basses. Tu vois, il en est donc
d'autres qui tracent leurs vies comme des Guerriers.
De plus l'escale de Golfito a permis de
commander, en Oregon et Californie, des livres qui bouleversent on ne peut
mieux notre conscience : l'auteur John Lash,( Gaïa-Sophia) que nous appréciions déjà pleinement, a
servi de lien sur le site internet " Liberterre",
rubrique "Métahistoire", et nous naviguerons en mer dans les livres
de Jan Irvin (Astrothéologie et Shamanisme), Harrod Buhner ( Plantes
médicinales sacrées ) et d'autres... Rien, absolument rien de rébarbatif, mais
une conscience planétaire dite, un soulagement qui éclos du fond de soi comme
quelque chose que l'on attendait, du fond de l'Être.
Voilà mon Ami, les dernières nouvelles
du front chaud (qu'est-ce-que l'on transpire ici ! ).
Ton beau catamaran rouge et blanc
ressemble à une magnifique Amanite, de celles que l'on trouve dans les forêts
de résineux. Je t'envoie donc aussi une belle
image en échange, que je nommerai "la Pollinisation du Voyage ",
j'y pense à l'instant.
La bise à vous
François et Véronique
Ne
voyez-vous pas que le but du langage moderne (le nouveau langage) est de
réduire le champ de la pensée? Chaque
concept, au besoin, sera exactement
exprimé par un mot d’un sens rigide et défini, et tous ses sens subsidiaires
gommés, oubliés. Chaque année de moins en moins de mots, un champ de conscience
toujours plus réduit. En 2050, finalement, pas un seul être humain ne sera
capable de comprendre une conversation telle que nous en avons aujourd’hui.
Comment pourrions-nous avoir un slogan tel que “ la Liberté c’est l’Esclavage”
quand le concept de liberté a été aboli ? L’entier climat de la pensée sera
différent.
En fait
il n’y aura plus de pensée telle que nous la comprenons
aujourd’hui.
L’orthodoxie
exprime la non-pensée, le non-besoin de penser. L’orthodoxie est la perte de
connaissance.
“1984”.
Georges Orwell, 1949
Je constate que les vrais claviers à touches commencent
à disparaître du dernier type d’ordinateur qui a envahi le marché.
On appelle ces machines des tablettes et elles font un
tabac parait-il.
Elles sont dotées d’un clavier ‘virtuel’.
Une nouvelle tendance lourde ?
Qui viserait à peu à peu réduire l’internaute au
silence tant un clavier ‘virtuel’ est inadapté à une réelle expression par
l’écriture ?
Quelques 420 visites sur ce site depuis le 17 janvier
et une seule personne s’est exprimée suite à ma
proposition de débat.
Faut-il voir là le signe annonciateur d’un nouvel état
d’esprit qui consisterait de plus en plus à choisir passivement parmi ce que
l’on veut bien nous servir ?
Des vidéos en pagaille, des promotions ou des soldes,
des blagues et des PPS qui ‘tournent’ d’une machine à l’autre, des rumeurs, des
commentaires sur ce que la novlangue appelle l’Actualité, etc… ;
et des objets et/ou des services à acheter bien sûr !
H.
17 janvier
Je suis sur le point de boucler la 6ème
année de pratique « SV ».
Et ce site tourne depuis bientôt 5 ans.
Je l’ai donc ouvert en 2007.
Au début, pour proclamer haut et fort ma
« vérité » soit que la bagnole, initialement expression de
l’intelligence, est devenue au fil du temps expression de l’ineptie tant elle
pourrit la vie de quasiment tout le monde, bruitance
et nauséabondance à la clé.
Ensuite, J’ai orienté ce site vers le témoignage et le
partage de savoir/savoir-faire autour de pratiques aussi douces que possible
concernant le déplacement dans la vie quotidienne et pendant les moments de
loisirs.
Puis, en quête de meilleure audience, je me suis
aligné sur ce qui m’est apparu comme une tendance lourde actuelle :
privilégier le visuel et le résumé au détriment du texte et de
l’approfondissement, ce que j’ai assez récemment modifié en ajoutant de
nouveaux textes.
A présent, il m’est essentiel d’en faire aussi, outre
le divertissement que prodigue peut-être la publication de mes diverses
activités un peu hors-norme, un espace de partage et d’échange.
Pourquoi ?
Parce que la mise en commun d’idées me semble être un
des propres de l’Homme.
L’acceptation des idées de l’autre suivie de l’analyse
puis, éventuellement, de la saine contestation me semblent propices à
l’enrichissement du raisonnement.
Alors je souhaite lancer sur ce site un premier débat qui
sera suivi par d’autres si la formule suscite l’intérêt.
Voici le sujet :
Les choix que nous opérons reposent sur l’intuition
ainsi que sur les idées qui nous visitent.
La somme des choix individuels aboutit au monde tel
que nous le vivons.
Le dispositif
interactif est là.
Le décor est donc en place.
A nous de jouer ?
H.